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Guillaume Erner ou la faillite des Matins de France-Culture

Radio Paris ment, radio Paris ment, Radio Paris est ...

vendredi 15 février 2019, par PH

Guillaume Erner est le rédacteur en chef des Matins de France-Culture, c’est aussi comme on va le constater un modèle du fonctionnement d’une partie de l’audiovisuel public. Chaque matin il nous fait la leçon, il ne s’agit pas d’informer, mais de présenter de manière négative ce qui ne plaît pas à la rédaction : dirigeants étrangers, personnalités politiques ou résultats électoraux. En janvier 2019, Guillaume Erner reçoit Didier Éribon, et le laisse déclarer qu’il n’y aurait d’idées nouvelles qu’à (NDLR l’extrême) gauche. On comprend tout de suite comment fonctionne le système de la pensée unique, d’abord on rejette le pluralisme, puis on invite que les tenants de la pensée unique, enfin les auditeurs n’entendent qu’un son de cloche [1]. En gros avec Guillaume Erner et sa rédaction cette radio publique, devient Mediapart, c’est à dire ni France, ni Culture, comme l’atteste le choix du titre de son émission téléchargeable, le podecaste superfaille.

Le 3 décembre 2018, Guillaume Erner décide de présenter la troisième industrie de France comme un de ses cas d’échec exemplaire. Pourtant au plan mondial, l’industrie nucléaire française est au contraire un succès modèle, surtout si on rendait public les trahisons dont elle a été victime pour des raisons politicienne, et si les médias permettaient de répondre aux calomnies que l’on déverse sur elle. Oui le nucléaire est positif pour les comptes publics, pour le commerce extérieur et il garantit physiquement l’indépendance énergétique par l’accumulation de matière fissile et la preuve de son recyclage. Le nucléaire français, ce n’est pas Windscale, Mayak ou Tchernobyl ; mais des réacteurs qui n’auraient pas explosé à Fukushima. L’éolien et le photovoltaïque sont importés, ils provoquent des accidents. L’éolien nuit à la santé de milliers de riverains. Ensemble ce sont 600 milliards € d’engagement en Allemagne, 150 milliards € en France pour quelques pourcents d’électricité à la mode ; alors qu’on n’envisage que 300 milliards pour le nucléaire français sur une durée plus longue.

Alors que l’EPR de Taishan, commence à fonctionner, que le Royaume-Uni s’en équipe, que d’autres pays y songent et alors que le déploiement de l’éolien et du photovoltaïque se révèle un véritable scandale technique, économique et au niveau sanitaire, quel événement permet à Guillaume Erner d’insulter ces centaines de milliers de travailleurs de la filière ?

La réponse est simple, il s’agit de la parution du livre de son collègue Erwan Benezet, journaliste au journal le Parisien. Une succession de critiques primaires du nucléaire auxquelles il a été maintes fois répondu. Guillaume Erner a dû lire au moins la première page qui a donné l’ouverture musicale de l’émission ; mais il n’arrivera pas à prononcer le mot Radioaktivität en allemand.

Un peu plus tard, en janvier 2019, France-Culture recevra une nouvelle fois Alain Minc, qui lui est responsable d’au moins une faillite sans passer dans le podecaste de Guillaume Erner. Pour couronner le tout Les Matins reçoivent Dominique Méda, qui vient faire la promotion de son dernier livre. Ce qu’elle nous dit à l’antenne : qu’on peut s’endetter pour la transition écologique, parce qu’on peut laisser des dettes à nos enfants si cela leur permet de se passer de pétrole. On vérifie quand même ce que ça veut dire dans le livre (15 € en version numérique), il s’agit bien d’isoler de manière excessive les bâtiments et d’installer de l’éolien et du photovoltaïque. On arrive à la vacuité de la pensée, car l’éolien et le photovoltaïque nécessitent un appoint d’hydrocarbures et il ne durent pas contrairement au nucléaire au-delà d’une génération. Les auteurs ne citent que l’irréaliste scénario ADEME de 2016, visiblement sans l’avoir lu, ni ses critiques.

Erwan Benezet bénéficie pour son livre médiocre, d’une page dans son journal [2], et de la complicité de Guillaume Erner sur une radio publique. Dominique Méda dit des contre-vérités à l’antenne. On peut depuis 2011 avoir publié le bon bilan sanitaire de l’accident de Fukushima, fait déplacer les journalistes devant le Médiateur de Radio-France et publié en revue à comité de lecture les seuls scénarios qui permettent d’arrêter le réchauffement climatique, on sera toujours interdit d’antenne.

Guillaume Erner pouvait se demander en janvier 2019 pourquoi la population croit de moins en moins dans le système d’information et évoquer la Charte de Munich, sur France-Culture visiblement seuls les commentaires des auditeurs sont soumis à une charte.


Voir en ligne : l’émission téléchargeache de Guillaume Erner