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Après l’échec de Nicolas Hulot, qui pourrait lui succéder

dimanche 2 septembre 2018, par PH

Nicolas Hulot aurait pu être un grand ministre de l’environnement, il avait un grand dessein, mais ne comprenait pas comment le réaliser. Finalement, même en prenant en compte l’abandon de l’aéroport de Notre Dame des Landes, il laissera un bilan négatif de ses 15 mois de passage au gouvernement en tant que ministre d’état : la poursuite du déploiement éolien-PV qui est une gabegie qui ne réduit pas les émissions de gaz à effet de serre, une interdiction des véhicules thermiques alors la crise pétrolière les fera disparaître avant, et enfin il a repris le plan d’isolation de 500 000 logements par an, promis par François Hollande en ...2008, sans en donner les moyens aux français. Jusqu’au bout il mentira et crachera sur le nucléaire.

Ceci pose un problème au régime en place, car Hulot assurait l’équilibre entre le libéralisme financier et le gauchisme moral. L’importante popularité de Nicolas Hulot résulte des années où il s’est mis en scène dans ses émissions. Retrouver un tel équilibre sera difficile. Plusieurs hypothèses apparaissent :

Il y a la tentation du repli sur le parti au pouvoir, il s’agirait de faire appel aux secrétaires d’état ou aux ralliés de EELV. Aucun n’ayant la popularité de Hulot ne pourra le remplacer et après l’échec de ce dernier, aucun ne pourra prétendre faire mieux.

Vient ensuite l’hypothèse d’un cirque Barnum, on remplace Hulot par une grande figure du gauchisme de la fin des années soixante, devenu un grand-père sympathique. On aimerait alors assister le mercredi au conseil des ministres. Ceci conjuguerait la faillite des idéaux de mai 68 face aux problèmes concrets, car on gère pas un pays comme une ville.

Il y a pourtant un homme qui peut vraiment remplacer Nicolas Hulot sans faire de la figuration. C’est celui qui a rendu populaire la question climatique en France. Il a multiplié les conférences dans toutes les régions, on le voit parfois à la télévision ou au parlement, son audience est répercutée dans des dizaines de vidéos en ligne.

Comme concepteur de bilan carbone, il a travaillé au contact de nombreuses entreprises et il peut s’intégrer à une équipe gouvernementale, d’autant plus qu’il ne miserait pas sur la croissance du budget de son ministère

Il est associé professionnellement et dans ses livres à un antinucléaire. Il a collaboré avec l’ADEME, il s’interroge sur la croissance économique et fut le promoteur de la taxe carbone, tout cela le rend compatible avec les (faux) écologistes politiques.

Il a conçu un programme consensuel qui n’aborde pas la question de la production d’électricité, c’est le seul homme qui pourrait faire baisser les émissions de gaz à effet des serre en France. Ne pas le choisir, signifierait que le changement climatique n’est pas une préoccupation du gouvernement.

Pour ceux qui ne l’ont pas reconnu.