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Geoffrey Le Guilcher écrit la énième fantasmagorie sur La Hague

solidarité avec les employés d’Orano

jeudi 4 février 2021, par PH

Geoffrey Le Guilcher est un ancien journaliste aux Inrockuptibles, qui collabore aujourd’hui à Mediapart, au Canard enchaîné, à Streetpress et aux Jours, qui vient de publier un roman La pierre jaune, dont il fait la promotion sur des sites de vidéo comme Kombini.

On est déjà dans le mélange des genres : écrire un roman, lorsqu’on se prétend journaliste d’investigation, c’est se permettre de publier ses fantasmes tout en les faisant passer pour un travail d’enquête. Écrire n’importe quoi en se dédouanant de toute responsabilité. Il propage des images fortes : la Normandie et la Bretagne évacuées, on se rase les poils et on ingère du bleu de Prusse pour se décontaminer...

Il y a de la radioactivité à La Hague et alors ? Le Guilcher prétend qu’un accident ferait 7 fois les conséquences de Tchernobyl. Il essaie de faire passer une majoration du risque pour un scénario. C’est à dire on imagine La Hague laissée du jour au lendemain à l’abandon, et on modélise. Ce qui pas du tout pour un scénario plausible. L’équivalent dans la vie courante serait d’imaginer ce qui se passe si tous les conducteurs dans leurs voitures, avaient une crise cardiaque simultanément et on compte ensuite les accidents. Lorsqu’on évoque un scénario et bien il faut détailler son déroulement : voyons par quel moyen la radioactivité serait dispersée selon ce journaliste : un avion tomberait sur une piscine.

Cette piscine est selon lui un simple hangar agricole, or sur l’image même de kombini news, on voit que la structure est constituée de poutres métalliques reliées entre elles, ça n’a rien à voir avec une simple tôle que l’on traverse. Il faudrait donc déjà prouver que l’avion puisse pénétrer la structure et que les ailes qui contiennent le carburant ne restent pas à l’extérieur.

Même s’il n’y avait pas la structure métallique, on ne voit pas comment un avion qui risque de s’écraser à chaque amerrissage pourrait atteindre la profondeur des combustibles usés. Et des combustibles usés plus radioactifs en mikado dans un piscine, on a déjà géré ça à Fukushima.

Il faut naturellement éviter le dénoyage des combustibles, mais il faudrait faire de thermochimie : la quantité de carburant d’un avion de ligne ne pourrait faire bouillir plus de 5% du volume d’une piscine. Il faut se rendre à l’évidence la chute d’un aéronef ne serait pas un événement souhaitable ; mais de là à raconter n’importe quoi...

Le contenu d’une piscine a tellement de valeur, la valeur économique de 100 millions de tonnes de pétrole chacune, qu’on a naturellement les moyens financiers de les protéger. On remarque qu’il suffit de quelques mètres d’eau pour se protéger des radiations et lorsqu’on visite La Hague, il y a des services de sécurité incendie partout. Il y a un contraste saisissant entre la quiétude que l’on ressent à l’intérieur du site, on y croise des employés détendus et sympathiques en totale contradiction avec les délires que les médias déversent sur cette magnifique entreprise à l’extérieur.

Enfin, il y a encore des déclarations qui prouve que Le Guilcher est particulièrement incompétent. Il évoque ainsi la nécessité de prendre préventivement de l’iode, or l’iode 131 a une demi-vie de 8 jours, après refroidissement en centrale, il ne reste plus d’iode 131 dans les combustibles qui arrivent à La Hague.

Arrivera-t-on un jour à mettre à niveau tous ces journalistes, qui créent eux-même la terreur, dont ils prétendent nous avertir ?


Voir en ligne : La vidéo de Le Guilcher sur Kombini