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Le programme éolien du Grenelle : un Fukushima français

jeudi 26 avril 2012, par PH

Certains pourraient trouver cet article provoquant, pourtant c’est une constatation évidente lorsqu’on s’intéresse à la réalité physique et aux ordres de grandeur.

Il y avait en 2010 environ 300 parcs éoliens en France pour une puissance de 5 GW. Soit entre 5 et 8 éoliennes par parc. Deux éoliennes doivent être espacées d’au moins 300 m, les pâles font au mois 40 m de long. Un parc s’étale sur une longueur de 2 kilomètres. D’après la réglementations les habitations doivent être éloignées d’au moins 500 mètres. Au moins pour des raisons de sécurité. Un parc occupe donc une surface de 3 km2. En 2010, l’ensemble des parcs éoliens français rend donc inhabitable une surface de 900 km2.

On indiquera que l’on peut cultiver dessous, certes. Pour se promener ce n’est pas toujours le cas, généralement , les visites d’éoliennes ont lieu lorsqu’elle ne tournent pas pendant le passage d’ un bel anticyclone, sinon, elle font trop de bruit pour attirer les promeneurs.

Actuellement la zone interdite autour de Fukushima s’étend sur 600 km2,
par le lessivage et la décroissance radioactive, elle devrait diminuer au cours du temps.

La puissance de la centrale de Fukushima-Daïchi était de 4,6 GW proche celle du parc éolien français , mais elle a produit de l’ordre de 30 TWh par an, pendant 30 ans alors qu’avec cette surface occupée le parc éolien français n’a pas produit 10 TWh irréguliers en 2010.

On peut donc dire que le parc éolien français actuel rend inhabitable plus de surface que l’accident de Fukushima.

L’aspect économique.

Le programme éolien du Grenelle de 25 GW, entraînera un surcoût de 4 milliards d’euros par rapport à un parc nucléaire constitués de REP et d’EPR. Pendant 10 ans, d’achat forcé la facture s’élève à 40 G€. La déconstruction des réacteurs de Fukushima a été estimée à 8 G€ par Terra eco, cela semble raisonnable, la déconstruction d’un réacteur est de l’ordre de 0,5 G€, on conçoit qu’à Fukushima ce soit plus cher. La population déplacée pendant un an a été empêchée de produire : perte de 3 G€, on peut supposer que 10 000 paysans ne pourront plus produire pendant 20 ans, la perte est alors de 7 G€, on arrive donc à 18 G€, bien en dessous du programme éolien. On ne compte pas non plus la perte en capital, au bout de vingt ans, un réacteur est amorti, on a accumulé de la matière fissile ; alors qu’il faut démanteler les éoliennes.

Par rapport au nucléaire, le programme éolien français se révélera plus cher que l’accident de Fukushima.


L’aspect sanitaire

Il n’y a pas eu d’irradiation aiguë à Fukushima, il y a seulement de faibles risques pour les travailleurs autour de la centrale. Les éoliennes provoquent, elles, la colère de riverains qui subissent du bruit, de la tension nerveuse, certains évoquent des infrasons. En tout cas, l’éolien n’épargne pas les oiseaux.

Conclusion

Si l’éolien est pire que le nucléaire de la fin des années soixante qui a subi une catastrophe naturelle. Alors il est logique d’énoncer que le nucléaire du XXI ème siècle (EPR, AP 1000, etc...) [1], qui par sa conception même ne pourra jamais aboutir à la situation de Fukushima est bien supérieur à l’éolien.


[1ceci inclut le cas, le cas des réacteurs REP français, munis de recombineurs passifs d’hydrogène et de filtres à sable

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