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Les contradictions d’ Eva Joly et de EELV

mercredi 18 avril 2012, par PH

On connaît l’opposition d’Eva Joly et de EELV à l’exploitation des gaz de schistes, même si celle-ci pourrait se faire dans des conditions acceptables. Plus étonnante est la position d’Eva Joly contre la prospection pétrolière en Méditerranée.

Le 13 février 2012, elle déclare à Marseille à l’occasion du renouvellement du permis d’exploration « Je suis venue dire que renouveler ce permis, c’est folie furieuse », « L’idée de faire du forage dans une mer fermée, entre 1 200 et 2 000 m, est pure folie », a-t-elle ajouté, avant de poursuivre : « Les conséquences d’une fuite seraient irréparables sur la faune et la flore, il y a eu déjà par l’effet des ondes acoustiques de nombreux cétacés échoués de façon anormale l’année dernière. Nous devons développer les énergies renouvelables, et non pas nous acharner à trouver les dernières gouttes d’énergie fossile. »

La contradiction d’Eva Joly est la suivante : vouloir sortir du nucléaire requiert PLUS d’énergie fossile : Sans prendre en compte le surcroît d’électricité nécessaire à l’électrification des véhicules, Benjamin Dessus de Global Chance, réclame l’ouverture de centrale à gaz, pour négaWatt, on préfère le chauffage au gaz, ou même au fioul plutôt que le chauffage électrique ou même les pompes à chaleur. Pour sortir du fossile et de l’énergie nucléaire, il faudrait se replier sur la biomasse ; mais avec notre densité de population, il n’ y a pas assez de biomasse pour produire des biocarburants, contribuer au chauffage et réguler la production d’électricité de l’éolien et du PV. La biomasse contribue aujourd’hui pour 10 Mtep sur 250 Mtep d’énergie primaire, on estime qu’on pourra en tirer 30 Mtep, négaWatt vise 50 Mtep en cachant à ses sympathisants qu’il faudrait aller vers des cultures intensives et en cachant au grand public les efforts de privation et d’investissements.

Roger Belbéoch, qui était ingénieur (il faut signaler car c’est plutôt rare, chez les antinucléaires), avait l’honnêteté d’écrire en 2004 : « On ne sort(ira) pas du nucléaire sans les centrales à charbon, fioul, gaz ».

Ce qui amène la proposition logique [1] : on ne peut sortir du fossile sans nucléaire.

Mais Eva et EELV n’ont pas compris.


[1contraposée

Messages

  • Il aurait été plus honnête d’appeler votre site vive-les-déchets-nucléaires.org et de retirer ce gouv mensongé.

    • Non pas forcément vivent-les-déchets-nucléaires.org, le stockage en décroissance radioactive est une solution parmi d’autres : il y a un article sur la transmutation. Ici, on en parle pas seulement de déchets.

      Il est question ici de politique énergétique, d’où le -gouv.fr, le nucléaire a en effet fonctionne bien dans un état démocratique, car c’est l’énergie du peuple, pour le peuple. Les fermetures de réacteurs en petit comité comme ce fut le cas pour Superphénix, les tarifs de rachats du photovoltaïque, ça ce n’est pas très démocratique.

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