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GRAAL

GUENIÈVRE ouvre la voie de la transmutation

samedi 3 mars 2012, par PH

Il y a des avancées dont les médias ne parlent pas : alors que des irresponsables imaginent fermer des réacteurs, une seconde solution s’esquisse pour les déchets nucléaires. Nous savons déjà, que leur stockage géologique est possible sous forme vitrifiée. Après,la décroissance radioactive assez rapide des produits de fission, il reste la toxicité des actinides mineurs qui durera plus longtemps. Il est possible d’envisager une solution encore plus satisfaisante, car les actinides mineurs sont fissiles et peuvent libérer de l’énergie, de l’ordre de 4 GW thermiques. La fission en réacteur rapide comme Superphénix est possible, mais la quantité d’actinides qu’on peut y introduire est limitée. C’est pourquoi, on a envisagé de construire des réacteur dédiés.

La sécurité repose sur la sous-criticité : la réaction nucléaire ne peut se poursuivre sans apports de neutrons externes, dans de tels réacteurs les neutrons sont produits par les chocs d’un faisceau de protons sur le plomb qui occupe le coeur du réacteur. En janvier 2012 ’un faisceau de particule a permis de piloter le réacteur GUENIEVRE.

A la suite de cet essai réussi, le prototype MYRRHE d’une puissance de 100 MWth devrait être achevé en 2023, permettant lui-même la construction de réacteurs électrogènes de la puissance du GWe. La réalisation de tels réacteurs est tout à fait plausible : d’une part des réacteurs au plomb fondu existent déjà en Russie, ils équipent les sous-marins ; d’autre part, les grands accélérateurs sont déjà construits à des coûts qui permettent de rendre le réacteur rentable.

Une étape du retraitement reste à mettre au point : on sait déjà séparer le plutonium et l’uranium des produits de fission et des actinides mineurs. La séparation des actinides mineurs des produits de fission est possible.

Le radiotoxicité principale qui resterait serait due à l’iode 129, mais celle-ci est plus faible que celle du minerai qui a donné naissance à cet isotope. Il est même possible de transmuter l’iode 129, nous allons donc rapidement vers une énergie nucléaire qui diminue la radiotoxicité de l’environnement en consommant l’uranium naturel.

Messages

  • Et quels gernres de déchêts va sortir de ces réacteurs ?
    Pourquoi la centrale de Superphenix n’a jamais marché et a été fermée ?

    Merci

    • Lorsqu’on fissionne des actinides, il résulte des produits de fission qui disparaissent en moins de 600 ans et quelques-uns à vie longue que l’on peut aisément stocker bien que la tendance actuelle soit de les diluer.

      Superphénix a fonctionné en particulier de manière continue toute l’année 1996. Il faut noter que Superphénix devait être exploité entre 1986 et1997. Une période particulièrement défavorable : après les découvertes de gros gisements d’uranium, après le contrechoc pétrolier et après Tchernobyl. Son exploitation a été entravée par le pouvoir politique. Un prototype est fait pour essuyer les plâtres, à chaque arrêt, le pouvoir politique freinait le redémarrage.

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