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Mycle Schneider, l’expert international en bandes dessinées

lundi 2 novembre 2009, par PH

photographie

Mycle Schneider, « expert international et enseignant à l’École des Mines de Nantes » (après vérification, il n’y distille qu’une conférence de trois heures, en tout cas pas plus d’une dizaine d’heures par an) cherche faire passer l’industrie nucléaire française pour une bande de dangereux irresponsables. Nous avons commenté ci-dessous l’article qu’il a publié en juillet 2007. :

http://www.cartografareilpresente.org/article61.html

Rob Schmidt, auteur américain de bandes dessinées, a reçu une invitation surprenante. L’Institut International pour la Gestion des Ressources Indigènes (IIIRM) le conviait à participer à une table ronde… sur la gestion à long terme des déchets nucléaires. Comment sauvegarder, pendant des millénaires, le savoir sur les types de dangers, les barrières physiques et les systèmes de gestion, alors que les instances d’Etat et la technologie peuvent échouer ?

Heureusement, les cultures indigènes ont le bon ingrédient, explique Rob Schmidt, elles sont aussi anciennes et immuables que toute civilisation. Elles ont survécu aussi longtemps par l’intégration de leurs croyances dans leurs mythes et rituels. Elles sentent qu’il est de leur devoir de protéger la terre pour les innombrables générations à venir.
Du site Blue Corn Comics

La culture européenne que l’on peut qualifier elle aussi d’indigène a toujours partagé l’esprit faustien, l’esprit de découverte, de curiosité, c’est de cet esprit qu’est née la physique atomique.

Des cultures indigènes ont péri, parce quelles ne se sont pas adaptées. La nécessité d’avoir de l’énergie sur un continent pauvre en ressources , nous a amené à maîtriser l’énergie nucléaire. Notre souci de ne pas perturber le climat, nous conduit à aller plus loin.

Le facteur temps introduit une différence fondamentale entre les déchets nucléaires et toute autre matière. On parle de la demi-vie des différents radio-isotopes, c’est-à-dire le temps qu’il faut pour que leur radioactivité baisse de moitié par décroissance naturelle. La demi-vie de beaucoup d’émetteurs contenus dans les déchets nucléaires dépasse souvent l’imaginaire : plus de 24.000 ans pour le plutonium 239, environ 214.000 ans pour le technétium-99, presque 16 millions d’années pour l’iode-129 et même 4,5 milliards d’années pour l’uranium 238.

Les demi-vies de ces éléments ne dépassent pas notre imaginaire, nous sommes amenés à raisonner à plusieurs échelles de temps biologique, physique, historique, géologique...

Ce qu’oublie de dire Mycle Schneider, c’est que le rayonnement est inversement proportionnel à la demi-vie des éléments. L’iode 129 est là pour 16 millions d’années, et alors ? On pourra vérifier qu’un atome d’iode 129 n’est pas plus dangereux qu’un atome de potassium 40 et pourtant chacun de nous supporte 4000 Becquerels de potassium 40. L’uranium 238 est un isotope naturel, comme 76 autres dans la nature , sans oublier, l’uranium235, le tantale, le rhénium, le carbone 14, le potassium 40 ou le radon 222 pour les plus connus.
Le plutonium 239 fait partie des isotopes naturels provenant de la transmutation de l’uranium 238 sous l’influence des rayons cosmiques , on compte environ 9 tonnes de plutonium 239 sur le territoire continental français et sur 1 mètre d’épaisseur. Il y a au moins 15 becquerels d’uranium 239 dans le moindre pot de fleurs sur le bord de la fenêtre..
Et encore, on ne parle pas du polonium 210.

La durée de vie ne dit pourtant rien sur le niveau de radiotoxicité. Certains isotopes sont très problématiques à court terme, mais sont insignifiants au bout de quelques heures ou quelques jours, alors que d’autres combinent un haut degré de radiotoxicité à une longue durée de vie. Ainsi, le plutonium n’a-t-il pas seulement une très longue durée de vie, mais est extrêmement radiotoxique : l’inhalation de quelques dizaines de millionièmes de grammes peut provoquer un cancer létal des poumons.

Le plutonium est la bête noire des antinucléaires, ils en ont une peur bleue. En effet le plutonium, comme beaucoup de radionucléides et d’autres corps est nocif par inhalation, car les particules qui entrent dans les poumons en sortent difficilement. En revanche Mycle Schneider sera surpris d’apprendre que lors de la décision de construction de l’usine japonaise de retraitement à Tokaï-Mura, la société japonaise d’ingénierie PNC a fait passer une page de publicité sur la télévision locale, où l’on voyait un homme avaler un verre d’eau contenant 10 fois la DL100 du Pu, le tout sous contrôle d’huissier. En fait le plutonium ne s’assimile pas par ingestion, cette personne ne risquait rien, publicité télévisuelle de « mauvais goût » qui a marqué les esprits des Japonais qui s’en souviennent encore.
A Kiev, après Tchernobyl, le Comité d’Etat d’Hydrométéorologie a constaté la contamination au plutonium 239 de la ville. Sur 900km2 il a été relevé la présence de 53 grammes de plutonium 239, et l’on n’a jamais été fichu de détecter le moindre becquerel de plutonium 239 chez aucun kiévois passant à l’anthropogammamétrie totale, alors que dans les pots de fleurs.. ça se voit très bien..
D’ailleurs tous les documents des antinucléaires concernant des contaminations dues à Tchernobyl évoquent le césium 137, jamais le plutonium.

À Cadarache, on a manipulé des dizaines de tonnes de plutonium sans problèmes. Si on s’intéresse à la santé publique, dans un pays nucléarisé comme la France, l’inhalation de la fumée de tabac ou de tétrahydrocannabinol pose plus de problèmes que celle du plutonium !

La chaîne du nucléaire commence par l’extraction de l’uranium [1]. Une infime partie seulement, environ un dix millième, de ce qui est extrait d’une mine d’uranium est utilisé pour la fabrication de combustible.

Et alors ? les minerais exploitables d’uranium correspondent en effet à des teneurs de 0,1 % à 0,5 %. Comme l’uranium libère 10 000 fois plus d’énergie que le charbon, il est plus propre d’extraire de l’uranium que du charbon.

Ainsi, on estime à plus d’un milliard de tonnes la montagne de minerais qui a été extraite de la seule mine de Rössing en Namibie, dont un tiers a été traité dans des usines de traitement d’uranium.
Puisqu’il faut extraire et traiter 500 tonnes à 3.500 tonnes de minerais pour obtenir 1 tonne de concentré d’uranium naturel, la quasi-totalité du minerai devient déchet. Il n’est alors pas étonnant que plus de 80 % de la radioactivité restent dans les déchets.

Ceci est valable pour l’extraction d’autres ressources ou d’autres activités. Les terrils laissent la trace de l’exploitation du charbon, le creusement des tunnels produisent une quantité considérable de remblais, mais que Mycle Schneider se rassure , avec l’exploitation de l’uranium de l’eau de mer et des réacteurs à neutrons rapides, il n’y aura plus de remblais.

On remarquera l’utilisation de chiffres pour impressionner. Ce genre de texte s’adresse à un lecteur qui ne maîtrise pas les ordres de grandeur : un milliard de tonnes ! Chacun vérifiera qu’un terril de 200 mètres de haut contient 25 millions de mètrecubes, soit environ 50 millions de tonnes : la mine de Rössing a donc créé 20 terrils dans le désert et alors ?

L’extraction de l’uranium concerne des minerais contenant au moins 1 kg d’uranium par tonne. Mais 1 kg d’uranium délivre 20 000 plus d’énergie que la même masse de charbon. C’est à dire que l’on manipule 1 tonne de minerai d’uranium au lieu de 20 tonnes de charbon, les 20 tonnes de charbon laissent bien une tonne de stériles. Donc l’extraction de l’uranium en cycle ouvert n’est pas différente des extractions des autres ressources énergétiques.

Nous conseillons donc à Mycle Schneider de s’intéresser à l’exploitation du charbon.

Ensuite, il faut enrichir l’uranium, c’est-à-dire augmenter son contenu en isotope fissile [2], car la quasi-totalité des centrales nucléaires dans le monde fonctionne avec de l’uranium enrichi. L’uranium est alors préparé pour la fabrication du combustible nucléaire. Environ tous les ans, un tiers du cœur de réacteur est remplacé par du combustible neuf, et le combustible usé devient alors déchets.

Ceci est faux en France, seuls quelques pour cent du combustible irradié, constitueront des déchets, le retraitement nous permet d’extraire l’uranium et le plutonium qui seront le combustibles des futurs réacteurs. Seuls les produits de fission et les actinides mineurs constituent des déchets. Et encore les actinides mineurs seront consommés dans les réacteurs de génération IV. Dans 20 à 30 ans, les réacteurs ne produiront plus de déchets à vie longue.

En sortant du réacteur, le combustible irradié est extrêmement radioactif et délivre à un mètre de distance une dose létale en quelques secondes. La radioactivité porte la température du combustible irradié à plusieurs centaines de degrés. Ces déchets restent dangereux pendant des milliers d’années.

Ah bon ! avec 58 réacteurs, vous vous imaginez bien que l’on fait ça couramment en France. Les éléments combustibles sont manipulés sous dix mètres d’eau.
Quel différence avec les autres industries ? Est-ce qu’on s’interroge s’il faut rentrer dans une chaudière à charbon. ? Des sidérurgistes travaillent à quelques mètres de métal en fusion à un millier de degré et parfois y périssent ; en 60 ans aucun agent EDF n’est mort de la « dose létale » dont parle Mycle Schneider.

Aujourd’hui, il n’y a aucun site de stockage définitif pour des déchets de haute activité en service dans aucun des 31 pays nucléaires.

À la date de rédaction de l’article de Mycle Schneider, l’ANDRA avait déjà validé une zone compatible pour un stockage géologique profond. Les suédois avait déjà validé un stockage dans le granite. La France avait déjà envisagé le stockage géologique bien avant le succès du programme nucléaire de 1973, la vitrification a été étudiée en France dès 1957, en parallèle avec l’étude d’autres matrices de conditionnement.

La très grande majorité du stock de combustibles usés, qui s’accroît d’environ 12.000 tonnes par an et atteindra quelque 200.000 tonnes dans le monde en 2010, est entreposée dans des piscines auprès des réacteurs ou sur les sites d’usines de retraitement. Par exemple, chacune des piscines des 104 réacteurs américains héberge en moyenne plus de 400 tonnes de combustibles irradiés. Le relâchement de seulement 10 % du contenu en césium radioactif d’une piscine pourrait conduire à la contamination d’une surface (à un niveau nécessitant [3] ) 5 à 9 fois supérieures au cas de Tchernobyl [4]. Néanmoins, certains sites stockent des quantités de combustibles irradiés largement supérieurs à la moyenne des centrales américaines. Ainsi, le site français de La Hague contient environ 8.000 tonnes.

Quelques pays, dont la France, ont fait le choix de la séparation du plutonium contenu dans les combustibles usés. Le procédé relâche des quantités de radioactivité plusieurs ordres de grandeur supérieures à celles d’une centrale nucléaire. L’usine de retraitement de La Hague est autorisée à rejeter 20.000 fois plus de gaz rares radioactifs et plus de 500 fois la quantité de tritium liquide qu’un seul des réacteurs de Flamanville situés à 15 km. On peut estimer que le site de La Hague contribue à lui seul pour près de la moitié à l’impact radiologique de toutes les installations nucléaires civiles en Europe.

Comme les rejets de la Hague sont contrôlés et inoffensifs, ce paragraphe signifie plutôt que les centrales ne rejettent pas grand chose.

Le « retraitement » ne résout en rien le problème de stockage définitif des déchets de haute activité, y rajoute le problème de la gestion du plutonium et multiplie les flux de déchets.

Comment peut-on dire une telle ânerie : le retraitement permet de diviser le volume des déchets par un facteur 20.

On cisaille le combustible, on dissout dans du nitrique bouillant.
On récupère l’uranium, le plutonium.
Reste les produits de fission et les actinides mineurs (ceux dont on ne sait quoi faire, mais que l’on sait casser dans les réacteurs à neutrons rapides).
Les produits de fission et les actinides mineurs sont mélangés à du calcin, et fondus.
A ce moment les éléments font partie intégrante du verre, ce n’est pas du "béton de verre" avec des morceaux inclus dans du verre, mais des éléments qui rentrent dans la composition chimique du verre..
Le verre fondu est coulé dans des "pots" environ 30 cm de diamètre et 80 cm de haut.
Ces pots en acier inoxydable, sont soudés étanches.
On les met à refroidir dans des puits ventilés à la Hague pendant une vingtaine d’années. Au début ils chauffent environ de 15 kW chacun.
Au bout d’une vingtaine d’années on les mettra dans des stockages définitifs où le refroidissement beaucoup moins important à réalisé se fera uniquement par conduction.

Puis même si dans le temps le pot en inox venait à s’oxyder à s’ouvrir , en absence d’eau, le verre n’est pas soumis à lixiviation.
le lieu retenu dans une couche d’argile de 120 m d’épaisseur n’a pas vu la moindre goutte d’eau depuis au moins 170 millions d’années. Il y a une petite chance que cela continue pendant 100 000 ans.

Mais même si de l’eau arrive : pas de lixiviation. Seuls quelques éléments pourraient peut-être diffuser au bout de 100 000 ans, alors que la radioactivité sera redescendue au niveau de celle d’une mine d’uranium. Il y aura alors une source radioactive comme beaucoup de sources thermales.

Une partie importante des déchets du retraitement attend toujours le conditionnement primaire et reste stocké dans des conditions souvent déplorables sur des sites d’usines.

En France, cette phrase est un pur mensonge.

Une centaine de tonnes de plutonium « civil » séparé sont stockées en Grande-Bretagne et plus de 80 tonnes en France – le deux pays détiennent près des trois quarts du stock civil mondial – qui viennent s’ajouter à l’inventaire militaire mondial d’environ 260 tonnes. Quelques kilogrammes de plutonium sont suffisants pour la fabrication d’un engin explosif.

Non, il faut que le plutonium soit de qualité militaire et contienne 90% de plutonium 239, le plutonium civil n’en contient que 60%.

Si cela était si facile de faire une bombe, on ne voit vraiment pas pourquoi la Corée du Nord aurait autant de difficultés pour sortir une dizaine de kT .
Les kilogrammes sont nécessaires, mais nettement insuffisants !

Le plutonium est un combustible des réacteurs à neutrons rapides, il est inexact de le considérer le plutonium comme un déchet, de même que les 13 tonnes d’uranium appauvri qui apparaissent dans le schéma de Mycle Schneider. Le plutonium est ressource stratégique pour nos descendants : il en faut 15 tonnes pour démarrer un réacteur rapide. L’uranium appauvri constitue une ressource, le stock français déjà accumulé pourrait permettrait d’assurer nos besoins en énergie pour 8000 ans.

Enfin, la gestion des déchets nucléaires coûte cher. Le coût de démantèlement des installations britanniques et de la gestion des déchets est estimé à plus de 100 milliards d’euros – tendance à la hausse. Mais les estimations de coût restent peu fiables. Ainsi, la fourchette des estimations de coût pour le seul stockage géologique des déchets moyennement et hautement radioactifs en France varie de 13,5 à 58 milliards d’euros.

Ce genre d’indication de coût sans précision de taux d’actualisation et de durée. La construction du centre de stockage coûtera de l’ordre de 4 milliards d’ euros, soit le prix d’un réacteur pour un parc d’une soixantaine de réacteurs pendant un siècle. Le centre de stockage permettra de stocker également divers déchets d’origine militaire ou médicale. Cette somme est déjà provisionnée, ensuite stocker des déchets dans des piscines ou conditionnés ne coûte pas grand chose.

Entre-temps, l’estimation du coût de démantèlement d’un petit réacteur (Brennilis, 70 MW), une première en France, a été multipliée par 20 depuis son arrêt en 1985 pour atteindre 480 millions d’euros. Quels seront les coûts définitifs du démantèlement et de la gestion des déchets des 438 grands réacteurs en fonctionnements dans le monde (plus les 119 unités déjà arrêtées) et des milliers d’usines, d’ateliers et réacteurs de recherche ?

Les réacteurs de première génération qui avaient en partie une finalité militaire sont plus difficiles à démanteler, en revanche voici ce qu’écrit la Cour des comptes pour le parc actuel :

« La Cour a examiné les premières expériences de démantèlement d‘installations nucléaires et de mise en œuvre de solution de stockage des déchets radioactifs avec le souci d’apprécier l’efficacité de ces actions, les coûts qui en découlent et leur mode de financement. L’analyse du démantèlement de l’usine de retraitement des combustibles de Marcoule a révélé des coûts exceptionnellement élevés, engendrés notamment par des installations conçues à une époque où on se préoccupait peu de ce type de question. De la même manière, le démantèlement des centrales nucléaires de première génération, construites dans les années 1950 et 1960, apparaît beaucoup plus coûteux que prévu. Tel ne devrait pas être le cas pour les démantèlements des centrales nucléaires actuelles, dont le coût devrait rester conforme aux prévisions initiales. En effet, ces centrales sont plus compactes et leur démantèlement bénéficiera à plein d’un effet de série et de l’expérience des premiers démantèlements. »

http://www.ccomptes.fr/fr/CC/Theme-18.html

Il est donc faux d’extrapoler le coût de démantèlement d’une centrale de première génération avec celui de l’ensemble du parc de technologie différente.

Un participant à la table ronde de l’Institut International pour la Gestion des Ressources Indigènes faisait remarquer que la « civilisation » existe depuis quelques 10.000 ans et qu’au cours de cette période 400 générations issues de peuples traditionnels sont passées sur cette terre la laissant pratiquement intacte. En moins de la durée d’une vie, l’homme a généré pour 10.000 ans de contamination.

Ironiquement, nos descendants auront à gérer ces sites empoisonnés pour une période aussi longue que celle de l’existence de la civilisation. Et 400 nouvelles générations auront à prendre en charge le désordre créé par trois générations d’énergie “bon marché”.
Du site Blue Corn Comics

Nos descendants n’auront pas à gérer ces sites : ils seront fermés dans une centaine d’années et resteront inoffensifs, ils dégageront moins de radioactivité que la terre naturellement radioactive : la radioprotection traquera plus le radon que les produits de fission.

Nos descendants nous reprocheront d’avoir brûlé les ressources fossiles, de n’avoir pas fait démarrer la quatrième génération de réacteurs à temps, d’avoir modifié l’atmosphère ; jamais ils ne nous reprocheront notre gestion responsable des déchets nucléaires.


Voir en ligne : http://www.cartografareilpresente.o...

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