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France Culture radio antinucléaire par excellence

24 novembre 2011 7h30-7h36

dimanche 27 novembre 2011, par PH

L’écoute de cette chaîne de radio qui a par ailleurs une image de respectabilité ; sur les sujets nucléaires est assez déroutante. Certes on invite parfois un physicien, lorsqu’il y a un événement, en faisant attention de le faire accompagner d’un invité antinucléaire ou en distillant le doute sur ses propos. Ainsi Robert Huertas, lorsqu’il interrogeait Anne Lauvergeon , répondait par un « vraiment ? » lorsque cette dernière évoquait la décroissance radioactive, phénomène pourtant connu de tous les bacheliers.

France-Culture est aussi la radio sur laquelle Madame Lepage a eu une tribune, elle racontait le plus souvent des choses incohérentes, en faisant par exemple la comparaison entre une électricité fatale et une électricité programmable, on pourra trouver un exemple détaillé de ses diatribes sur ce site.

L’an dernier lors des manifestations contre la centrale Fessenheim, la même rédaction laissait s’exprimer une antinucléaire hystérique qui rendait l’industrie nucléaire responsable de l’augmentation générale des cancers.

Sur France Culture , les représentants de négaWatt sont invités par Ruth Stegassy sans que leur scénario ne soit validé. Même si le scénario est remis en question, parions, que ceux qui l’ont analysé et qui, eux [1], ont un vrai scénario de sortie des énergies fossiles, ne seront jamais invités pour en débattre.

Le 24 novembre on a eu un bel exemple de manipulation

Ce jour là,entre 7h30 et 7h36 . On évoque dans le choix de la rédaction les trains du nucléaires. Trois personnes ont la parole :

Sopie Morel, du réseau Sortir du nucléaire , évoque un possible accident entre un train de déchets et un camion à un passage à niveau. Or ce fait a déjà été envisagé par les concepteur de conteneurs, on a même prévu le choc entre un train de déchets et un train de matières inflammables, des videos de ses essais sont disponibles ici. Pour Sophie Morel « ces trains mettent la population en grand danger ». On se demande si cette femme à un jugement correct : ces trains contiennent des matières radioactives, certes, mais vitrifiées dans un fut en acier. Ce ne sont pas des aérosols contenant du césium ou de l’iode radioactifs comme à Fukushima. Pour disperser les radionucléides, il faudrait ouvrir le conteneur, ouvrir les fûts sous radiations et disperser le verre. Déjà, aucun terroriste ne ferait les deux dernières opérations, ensuite, si le verre est dispersé ce qui relève de la fiction, on le ramasserait à l’aide d’une tractopelle blindée.

Intervient, ensuite Philippe Guiterre [2], un syndicaliste de Sud Rail, Sud Rail est connu comme étant un syndicat plutôt antinucléaire. Le lecteur comprendra dans l’article précédent de ce site, pourquoi le journaliste ne s’est pas adressé à la CGT qui a eu deux fois plus de voix aux élections professionnelles. Que nous dit-il : « le résultat des mesures dépasse ce qu’on avait imaginé de pire : 37 microsievert par heure ! un véritable danger, là c’est une mesure fiable, qui démontre qu’il y a une réelle exposition ». Pourtant dans le communiqué de l’ACRO, qui est à l’origine de cette mesure, l’association reconnaît que la valeur est en concordance avec ceux de l’IRSN et en accord avec la réglementation (100 microsievert par heure)

C’est à ce moment que le journaliste Omar Ouhamane manipule l’opinion, nous pouvons l’écrire sans risque de procès en diffamation : en effet il qualifie la réalité comme « effrayante ». Visiblement ce journaliste n’a fait aucun effort de vérification : la dose limite officielle est d’un millisievert par an, la radioactivité naturelle est de 2,3 millisisevert par an et aucun effet sanitaire n’ a été détecté en dessous de 100 millisievert. On voit bien que le passage ou le stationnement du train ne donne pas le temps de causer grand chose et est moins dangereux que l’exposition au soleil en été, qui à certaines heures provoque des brûlures en une dizaine de minutes.

Pour finir, on laisse parler Yannick Rousselet, spécialiste des questions nucléaires de Greenpeace, il critique « l’industrie nucléaire [qui] continue de conserver le secret (..) le jour où les gens vont comprendre et savoir il n’y aura plus d’acceptabilité sociale »

La première opinion sur la discrétion des convois est critiquable : faut-il signaler les convois nucléaires ? ils le sont au moins aux autorités compétentes. D’ailleurs l’industrie nucléaire en génère beaucoup moins, au kWh, que l’industrie éolienne. Mais cette opinion a-t-elle un sens ? Indique-t-on les mouvements des convoyeurs de fonds, ceux du président de la république , etc ...

Mais, là où Yannick Rousselet se trompe totalement, c’est lorsqu’il évoque l’information et les filières nucléaires : car ce sera au contraire, lorsque les gens sauront, que l’industrie nucléaire sera pleinement acceptée. La preuve en est, que ce sont parmi les employés de cette industrie, parmi les physiciens, parmi les médecins, ... que l’on trouve les plus farouches partisans de l’atome, il n’y a qu’à se souvenir comment Daniel Cohn-Bendit s’est fait chahuter à la Hague et comment Éva Joly a subi le même sort en Bourgogne récemment. L’ignorance et la superstition sont à la base de du mouvement antinucléaire

Nous voyons donc que la rédaction de France Culture n’a donné la parole à un aucun scientifique, à aucun membre de la Société française de radioprotection, seulement à des militants, en les cautionnant par un jugement faux. Dans d’autres pays, un tel reportage serait une faute professionnelle grave. Ici le lobby ou l’opinion antinucléaires sont tellement importants, qu’il n’y aura (parions le) aucune réponse du médiateur de Radio France, aucun dialogue avec la rédaction, un mépris affiché devant une critique rationnelle, un mépris pour les jeunes générations, qui auront besoin de l’atome pour gérer la série de crises pétrolières dans lesquelles nous sommes rentrés. À ce moment là, on se souviendra de ces journalistes.


[1Claude Acket et Pierre Bacher

[2orthographe non vérifiée

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