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Un excès d’éolien peut nuire à votre industrie

Réindustrialiser la France grâce aux filières nucléaires

VIK : willkommen in Frankreich !

jeudi 10 novembre 2011, par PH

Nous reproduisons ci-dessous un des bulletins électroniques, ce sont des dépêches envoyées par les services des ambassades de France, ce sont, en général, des informations assez sérieuses. Dans celui-ci, on peut constater les problèmes de régulation lorsqu’on remplace une source d’électricité programmable par des sources fluctuantes et décentralisées comme l’éolien. On peut s’étonner que la grogne des industriels débute seulement alors que l’Allemagne ne produit que 7 % de son électricité d’origine éolienne, il faudrait faire intervenir sûrement d’autres facteurs, comme l’insuffisance du réseau électrique ; néanmoins, on peut imaginer ce que représenterait comme contrainte un système reposant entièrement sur des énergies fluctuantes.

Nous voyons donc qu’il y a une opportunité de réindustrialiser la France, les industriels électro-intensifs allemands n’auront que peu de choix pour produire dans un pays à l’électricité décarbonée : la Suède plus nord, la Tchécoslovaquie qui souhaite passer de 25% à 80% d’électricité nucléaire et la France qui a déjà un parc nucléaire amorti.

Seul un pays qui a une base industrielle peut offrir des revenus décents à ses habitants. Les scénarios tout renouvelable s’appuient sur une électricité très majoritairement d’origine éolienne, or la gestion d’un réseau deviendrait critique dès 30% d’électricité éolienne. D’ailleurs l’Union française de l’électricité, lorsqu’elle imagine une sortie du nucléaire associe 40% d’électricité de sources dites renouvelables à 40% d’électricité fossiles.

Travailleurs de l’industrie, citoyens, ne vous laisser pas abuser par les propos des antinucléaires ! Observez comme ils se passent la balle :

- Dans l’émission complément d’enquête du 18 avril 2011, Cécile Duflot est interrogée par Benoît Dusquesne : « que fait-on lorsqu’il n’ y a ni soleil, ni vent ? » Madame Duflot répond « il y a la géothermie profonde ». Notons qu’il faudrait consacrer un article entier sur la logique de Madame Duflot : en effet si on pouvait assurer l’intégralité de la demande électrique par une source modulable comme la géothermie profonde, pourquoi alors, installer des sources fluctuantes ?

- On passe donc de EELV à Mélenchon, la géothermie profonde, c’est son dada, même si le flux géothermique moyen est ridiculement faible et si on ramène des déchets à la surface, comme les sels de baryum. On se demande pourquoi cet homme politique fait preuve d’un tel mépris envers les ingénieurs des filières nucléaires.

- Maintenant, de Mélenchon, on passe à Négawatt, présenté le 29 septembre 2011, là-bas presque pas de géothermie profonde : trop de problèmes, en particulier la corrosion, connstatent les rédacteurs du scénarios. Chez négawatt l’approvisionnement électrique est assuré par principalement par de l’éolien, du photovoltaïque et l’hydraulique de barrage.
...
Retour à la case départ...

Peut-on leur faire confiance ? Appliquons plutôt le doute scientifique à leur propos.

« Les industriels électro-intensifs face au tournant énergétique

Lors de sa conférence de presse annuelle tenue à Berlin le 19 octobre 2011, la fédération des industries électro-intensives, la VIK [1], a dressé le bilan de six mois de transition énergétique afin de sensibiliser les pouvoirs publics aux difficultés de ce secteur, menaçant même de délocaliser leurs installations allemandes.

Pour la VIK ,l’arrêt de 8 réacteurs nucléaires a conduit à une réduction de l’offre d’électricité, ce qui a eu pour conséquence une instabilité des réseaux, ainsi qu’une augmentation des prix qui ira jusqu’à + 9% entre 2011 et 2012, selon ses estimations. Des faiblesses dans la fréquence des réseaux ou des pannes de courant de l’ordre de la milliseconde sont insignifiantes pour les ménages mais constituent une perte de qualité du courant pour les entreprises électro-intensives, qui utilisent des procédés complexes (chimie, papeterie...) : perturbations notables et pannes coûteuses. Aussi les coûts de production vont-ils augmenter et les délais de livraisons deviendront difficilement calculables, ce qui est un développement inacceptable pour les grands exportateurs.

La VIK a également exprimé son opposition au système de prime de gestion des énergies renouvelables "Marktprämie" car selon elle, ce mécanisme ne parviendra pas à lisser la volatilité des énergies renouvelables, comme cela avait été imaginé par le gouvernement, mais aura pour conséquence d’augmenter encore le coût de l’électricité. Le système provisoire adopté pour la cogénération est également jugé insatisfaisant. Enfin, elle a aussi soulevé la question des compensations pour les dommages indirects de l’augmentation du prix de l’électricité dans le cadre du commerce des certificats d’émission de CO2, mettant en danger ces entreprises travaillant face à la concurrence internationale.

La VIK a toutefois proposé de mettre à disposition ses propres capacités de gestion de charge (régulation de la production industrielle prévisible) au service de la stabilisation du réseau. »


Voir en ligne : http://www.bulletins-electroniques....

Messages

  • Votre article n’est pas très honnête, vous auriez pu dire que sur cette même émission Madame Moranon prétend que sans le nucléaire on s’éclaire à la bougie. Ceci est évidement d’un niveau argumentaire encore plus bas que ce que vous dénoncé, l’électricité pour éclairer ne représente une petite part de l’électricité consommé.

    Quand aux alternatives à l’éolien et au soleil en cas d’absence de vent d’absence de soleil, si vous étiez objectif au lieu de critiqué la réponse Mme Duflot, vous auriez pu dire :
    - il y a l’hydro électrique qu’on peut développer bien au delà de la situation actuelle, l’hydro marin, la marée motrice.
    - qu’’il y a les éoliennes marines, qui sont exposer au vent en continue dans les 3 couloirs marin qui entoure la France (manche, atlantique, méditérannée).
    - qu’en l’absence de soleil, les panneaux photovoltaique produise quand même un peu d’électricité 200 watt pour 10m2 au lieu de 1000, ce qui n’est pas négligeable.
    - qu’en absence de soleil la nuit, ou pendant 48 heure, les panneaux solaires thermiques peuvent stocker l’énergie en chaleur dans des ballons d’eau chaude pour l’eau chaude sanitaire et le chauffage, ce qui permet de réduire de 70 % l’énergie de l’eau chaude sanitaire et 50 % l’énergie de chauffage.
    - qu’il existe aussi la biomasse, le biogaz, le bois, les déchet végétaux issues de l’agriculture, de la menuiserie, des forêt gérer.
    - vous auriez pu dire qu’on peut économiser l’électricité de façon très importante.

    Bref, votre article manque cruellement d’objectivité, il est probablement rédigé par des personnes qui travaillent dans l’industrie nucléaire... mais rassurer vous, on ne vous mettra pas au chômages, vos compétences seront utilisé pour bien des chantier énergétique.

    http://info-resistance.org/

    • Bonjour,

      Mon article n’avait pas pour but d’analyser toute l’émission du 18 avril. Mais de soulever la question des problèmes de stabilité du réseau à partir d’une constatation expérimentale.

      Vous pouvez citer beaucoup de sources dites renouvelables, c’est un stratégie de communication du mouvement antinucléaire ; mais l’ensemble a un potentiel de production limitée physiquement et encore plus économiquement.

      Je vais prendre comme preuve ce qu’annonce vos amis de Négawatt.

      L’hydroélectricité ne peut progresser beaucoup : 77 TWh pas beaucoup plus qu’aujourd’hui. Ce que vous avez écrit, c’est à dire « bien au delà de la situation actuelle » est totalement faux.

      On donne pour l’éolien souvent 200 TWh, c’est que donne nW aussi.
      Comme pour les énergie marines, c’est beaucoup d’acier qui ne dure pas très longtemps en particulier par rapport à un EPR.

      La biomasse est limitée à moins de 50 Mtep/an. qui interdit de l’utiliser à la fois pour la régulation du système électrique, pour le chauffage et pour la production de biocarburants. C’est le coeur problème.

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