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Vingt-cinquième anniversaire

*Le vrai mensonge de Tchernobyl

mardi 26 avril 2011, par PH

Le plus grave accident nucléaire de l’histoire a eu lieu le 26 avril 1986.

En 2004, diverses institutions se sont réunies pour comprendre l’ampleur des conséquences de l’accident de Tchernobyl, elles ont établi que

138 personnes ont subi un syndrome d’irradiations aiguë : les premiers pompiers sur place et les commandos qui ont fait une centaine de rotations au dessus du réacteur. [1]

600 000 personnes ont subi des doses de radiations en intervenant sur la centrale. Pour la plupart, elles ont reçu une dose inférieure à 100 mSv, donc sans effet sanitaire. [2]

5 millions de personnes vivent dans des zones ayant subi des dépôts radioactifs conduisant à des doses comparables à celle des travailleurs du nucléaire, doses pour lesquelles ont a jamais pu mettre en évidence un effet sur leur santé.

Les conséquences peuvent donc être évaluées à :

- une centaine de victimes à court terme
- un excès de 4000 cancers parmi les liquidateurs sur 100 000 attendus
- 4000 à 6000 cancers de la thyroïde chez les enfants dont 15 mortels.

La veille du vingt-cinquième anniversaire, sur une grande chaîne de télévision , des journalistes n’hésitent pas à dire qu’il y aurait eu jusqu’à un million de victimes à Tchernobyl, c’est aussi le discours des organisations antinucléaires.

Il est toujours possible de trouver un liquidateur ayant un cancer à mettre devant les caméras ; comme on trouverait un non liquidateur ayant un cancer.

Maintenant voyons le ridicule de ce genre de journaliste et des gens qui expriment ce propos : pour arriver au chiffre astronomique de un million de victimes ou même de plusieurs centaines de milliers, il faudrait que tous les liquidateurs soient atteints mais aussi 10% des gens vivant dans les zones faiblement contaminées.

Heureusement, on peut connaître le nombre de liquidateurs vivants puisqu’ils sont répertoriés et que ce statut procure des avantages.
Un million de victimes parmi un échantillon de 6 millions d’individus ça devrait se voir.

Comment des centaines experts de plusieurs pays appartenant à des organismes aussi différents que la FAO, le PNUD, le PNUE et surtout l’OMS pourraient -ils mentir tous ensemble sur le nombre de victimes ?

Comment les antinucléaires, s’y prennent-ils ?

C’est un peu comme pour les négateurs de la question climatique : ils prennent caution sur quelques personnes ayant une formation scientifique (en général toujours les mêmes : le physicien Nesterenko et le médecin Y. Bandajevski) et ils leur font dire n’importe quoi , même si ces personnes n’ont pas une vision globale de la catastrophe et si elle n’ont pas prononcé d’estimation.

D’une manière générale, il suffit de s’appuyer sur des conséquences du déclin sanitaire de l’Union soviétique, conséquences que certains avaient décelées dès 1979 et on l’attribue à Tchernobyl, leur coup à vomir :l’exploitation médiatique des souffrances de la jeune Sacha Propokenko aujourd’hui décédée , elle souffrait d’une hydrocéphalie, une maladie qu’on ne peut attribuer aux radiations, un étudiant me disait même qu’il y avait des cas dans son pays à Madagascar. Pourtant c’est la première image qui apparaît lorsqu’on cherche Tchernobyl sur un moteur de recherche. En fait si l’on voit apparaître tout d’un coup des gens en mauvaise santé après l’accident de Tchernobyl, ; ce n’est pas une conséquence de Tchernobyl, mais une conséquence de la Glasnost ... [3]

Maintenant que s’est-il passé en France.

Comme l’avait dit le Professeur Pellerin, contre qui la justice ne trouve rien à dire 25 ans après : les retombées sur la France ne présentaient pas de risques sur la santé.

Voici le communiqué exact diffusé le 2 mai par le service central de protection contre les rayonnements ionisants :

Vendredi 2 mai. Communiqué du SCPRI :

« Radioactivité ambiante consécutive à l’accident nucléaire russe de Tchernobyl.

Mise au point à diffuser auprès des médecins et du public.

1) L’élévation relative de la radioactivité relevée sur le territoire français à la suite de cet accident est très largement inférieure aux limites recommandées par la CIPR et aux limites réglementaires françaises, elles-mêmes fixées avec des marges de sécurité considérables. Il faudrait imaginer des élévations dix mille ou cent mille fois plus importantes pour que commencent à se poser des problèmes significatifs d’hygiène publique. La distance, la dilution atmosphérique et la décroissance radioactive excluent une telle évolution dans notre pays.

2) De toutes façons, la plupart des radioéléments à l’origine de cette faible radioactivité ont des périodes relativement courtes. En particulier l’iode 131 a une période d’une semaine, il en résulte que dans six semaines sa radioactivité sera réduite de plus de 50 fois et dans dix semaines de plus de 1 000 fois.

3) ...La distribution d’iode stable destinée à bloquer le fonctionnement de la thyroïde n’est ni justifiée ni opportune même dans les pays proches de l’Union Soviétique et dans l’Union Soviétique elle-même si l’on excepte les abords immédiats (environ 50 km) du réacteur accidenté. En tout état de cause, les pastilles ou plaquettes d’iodure de potassium ne sont pas nécessaires. Une goutte de teinture d’iode, disponible dans toutes les pharmacies familiales dans un verre de lait pendant quelques jours serait, si nécessaire, au moins aussi efficace. En conclusion : ni la situation actuelle, ni son évolution ultérieure ne justifient dans notre pays quelque contre-mesure sanitaire que ce soit.
Professeur P. Pellerin Directeur du SCPRI, Ministère de la Santé

Ce que le ministère de l’agriculture a traduit dans un communiqué digne d’un gouvernement de cohabitation le 6 mai :

« Le territoire français, en raison de son é́loignement, a été totalement épargné par les retombées de radionucléides consécutives à l’accident de la centrale de Tchernobyl , À aucun moment les hausses de radioactivité observées n’ont posé le moindre problème d’hygiène publique ».

Le mieux est de faire confiance à des grandeurs physiques. Les commentaires sur cette période précisent, avec angoisse, qu’il a plu sur le Sud-Ouest cette journée là. On retrouve du césium-137 dans les vins de Bordeaux, césium que l’on peut mesurer à l’extérieur de la bouteille.

Conclusion : les retombées de Tchernobyl ont été plus faibles [4] que les retombées des essais nucléaires américains dans le Pacifique, plus faibles que les retombées des essais français dans le Sahara. Dire que la croissance régulière des cancers de la thyroïdes en France, est due à des retombées radioactives est stupide.

PELLERIN AVAIT RAISON !

Mais l’affaire ne s’arrête pas là :

Le SCPRI qui a suivi sans interruption la radioactivité, indique les jours suivants que la radioactivité redescend.

La presse a rendu compte de cet état de fait comme l’indique le numéro du 2 mai reproduit plus bas. Mais évidemment ce n’est pas très vendeur.

À partir du 12 mai, À la suite du Matin de Paris en difficultés financières, la Presse se contredit elle-même en montant une affaire de toutes pièces et l’intox dure toujours :


[1Le téléspectateur attentif aura remarqué dans La Bataille de Tchernobyl que le photographe qui a survolé la centrale le 26 avril a survécu

[2Toujours dans La bataille de Tchernobyl, on voit les mineurs de Toula creuser une galerie sans masques, ils font partie des liquidateurs qui recevront plus de 100 mSv

[3Si l’on pense que la radioactivité conduit à des malformations à ce niveau de dose, on peut se référer à une étude sur les populations du Kérala qui vivent dans un environnement entre 5 et 35 mSv/an : http://www.laradioactivite.com/fr/site/pages/expositionstelluriques.htm

[41,5 mSv sur 60 ans

Messages

  • Bonjour,

    Vous écrivez qu’en 2004, "diverses institutions se sont réunies pour comprendre l’ampleur des conséquences de l’accident de Tchernobyl"

    Comme je suis attaché aux faits précis, j’aimerais savoir quelles étaient ces diverses institutions.

    Plus loin vous dites que "600 000 personnes ont subi des doses de radiations en intervenant sur la centrale. Pour la plupart, elles ont reçue [sic] une dose inférieure à 100 mSv, donc sans effet sanitaire."

    L’exactitude est la politesse des rois (et des scientifiques), et je trouve que cette expression, "pour la plupart", en manque singulièrement. Cela peut signifier aussi bien 599 000 personnes que 301 000, ce qui fait tout de même une grosse différence, surtout dans la catégorie inverse, celles des gens qui ont reçu une dose supérieure : sont-ils 1000 ou 299 000 ? Pouvez-vous donner des éclaircissements sur ce point ?

    • Bonsoir,

      Il s’agit de huit institutions réunies par l’ONU sous le non de Forum Tchernobyl : OMS, UNSCEAR, AIEA, FAO, PNUE, PNUD, OCHA, Banque mondiale.

      Pour retrouver les liquidateurs qui ont reçu plus de 100 mSv sans irradiation aiguë (on exclut les pompiers, les commandos en hélicoptères et les plongeurs), je vous suggère de vous adresser à l’institution indiquée ci-dessus.

      On peut néanmoins déjà citer :
      - les mineurs qui ont ôté leur masque pour creuser et qui ont inhalé des poussières radioactives.
      - les liquidateurs qui se sont occupés du graphite.
      Soit de quelques centaines à quelques milliers de personnes. Ce qui justifie l’expression « la plupart » sur un ensemble de 60 000 individus.

      L’exactitude n’est pas la politesse des scientifiques, (des comptables peut-être), car à toute mesure est associée une incertitude. Il tout à fait possible de raisonner par ordre de grandeur ou par encadrement, et cela vaut mieux que de ne pas raisonner du tout.

  • Pour compléter :

    "La légende urbaine confrontée à la réalité : Le nuage de Tchernobyl « qui s’arrête à la frontière »"
    www.pseudo-sciences.org/spip.php?article1793

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