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Pourquoi nos centrales sont hypersûres (III) et la faillite du GSIEN

Confinement de la radioactivité sur les réacteurs français

samedi 30 août 2014, par PH

On ne peut porter d’opinion sur la dangerosité du nucléaire en s’intéressant seulement à la radioactivité présente dans le cœur d’un réacteur, c’est pourtant l’attitude primaire qu’adoptent de nombreux antinucléaires. Cette radioactivité devient nocive, seulement si elle atteint des cellules vivantes. Il faut donc non seulement s’intéresser à la radioactivité ; mais surtout à son confinement.

Nous avons vu qu’il est assez facile de conserver le combustible nucléaire à l’intérieur de sa gaine grâce aux possibilités de refroidissement. Si on échoue à cette étape des éléments gazeux ou solubles dans l’eau passent du réacteur dans l’enceinte de confinement. Dans ce cas, il suffit d’asperger l’enceinte avec un débit de l’ordre d’une centaine de litres par seconde pour refroidir et rabattre les aérosols. Néanmoins au bout de quelques jours dans le cas où le corium aurait percé le réacteur, il serait nécessaire de décompresser l’enceinte et de libérer un peu de radioactivité. Le radionucléide qui pose alors problème est le césium 137, il y en avait 200 kg dans l’enceinte, c’est lui dont on détecte le rayonnement dans la région de Fukushima. La question importante est donc de savoir comment le césium serait arrêté, et alors on remarque que nos centrales sont munies depuis vingt-ans de filtres à sables.

Alors on se tourne vers le GSIEN, c’est à dire le groupement des scientifiques pour l’information sur l’énergie nucléaire. C’est la plus haute autorité scientifique chez les antinucléaires, forcément le GSIEN devrait pouvoir nous donner cette information et elle devrait depuis longtemps dans leur bulletin La Gazette [NDLR :anti]nucléaire. Et bien un moteur de recherche ne donne rien, sauf des moqueries sur ces filtres, c’est à dire que depuis vingt-ans, la plus haute autorité scientifique des antinucléaires a été incapable de d’indiquer combien de césium pouvait traverser les filtres à sable.

Au contraire le monde nucléaire est transparent, dans des travaux parlementaires, on lit que « nos centrales retiennent bien le césium ». Puis un ingénieur nous donne la valeur cherchée et enfin la valeur se retrouve dans le modèle astec, qui accumule tous les paramètres de la sécurité nucléaire.

Après aspersion nos centrales ne laisseraient fuir que 20 grammes de césium 137, c’est à dire de quoi interdire à peine 2 kilomètres carrés. C’est la valeur que nous cachent les antinucléaires depuis plusieurs décennies.

Il faut naturellement essayer de vérifier la validité de cette valeur. On remarque qu’elle est compatible avec les performances de l’aspersion et du filtre à sable pris séparément. On comprend très bien que le césium se dissout dans les gouttes sous forme d’ion césium (I) et ensuite on comprend que les gouttelettes sont retenues par le sable polaire, puis que les gaz incondensables sèchent le sable en laissant les sels de césium. On comprend que les ingénieurs avaient un large choix de granulométries et de dimensions pour concevoir le filtre à sable et qu’il a pu être testé avec des sels non radioactifs.

Cette valeur est donc tout à fait plausible, c’est pourquoi les antinucléaires qui sont pourtant présents à toutes les commissions locales d’informations l’ont cachée. La presse antinucléaire peut alors faire naître des peurs infondées sur les territoires qui seraient perdus par un accident nucléaire.

Depuis une vingtaine d’années, nos centrales sont munies de filtres à sable et de recombineurs passifs d’hydrogène, qui n’étaient pas présents à Fukushima.

Gloire à nos ingénieurs ! gloire à nos techniciens ! et honte à la clique du GSIEN !

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