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« Grand Central », propagande ordinaire au cinéma.

dimanche 6 octobre 2013, par Dominique Grenêche

Je suis allé voir le film « Grand Central ».

Franchement, n’allez pas voir ce film et faites savoir autour de vous ce qui suit.

En bref, c’est une vague histoire amoureuse au sein d’une communauté de « nomades du nucléaire », évoluant dans un univers parfois un peu trouble et agité, empreint de relents machistes.

C’est un monde d’idées préconçues et de clichés dans lequel on cherche vainement le germe d’un idée originale ou personnelle. Une seule trame de fond : « casser du nucléaire ». Même la réalisatrice du film (Rebecca Zlotowski) rate cet objectif par ses excès, car elle est clairement enfermée dans son obsession de vouloir salir à tout prix l’image du nucléaire. Jai relevé à cet égard quelques scènes d’anthologie :

· Une descente en rappel dans une fosse en béton totalement vide et très profonde (?). On frôle évidemment la chute fatale.

· Un homme qui suffoque presque jusqu’à la mort dans le masque de sa combinaison étanche à la suite de la rupture de son tube d’alimentation en air (tube sur lequel il a marché par inadvertance). L’homme qui le sauve en déchirant sa propre combinaison se retrouve manifestement bien mal en point et sûrement irradié jusqu’à l’os !

· Un colis de déchets enfermé dans un bidon en plastique (donc contenant très probablement des déchets très faiblement radioactifs, type gants ou « surbottes »), manipulé par un travailleur se renverse et les déchets s’étalent sur le sol…Ici encore on filme des gens paniqués et très mal en point qui vacillent sur leurs jambes…On se frotte jusqu’au sang dans les douches…

· L’un des acteurs se regarde dans la glace chez lui : des rougeurs et des boutons sur la peau. Diagnostic subliminal sans appel…

· Une ou deux réparties parmi d’autres « « c’est secret défense, c’est nucléaire… » ou encore « vu son dossier médical (sous entendu, évidemment, comme travailleur dans une centrale nucléaire) « il ne peut pas en avoir » (des enfants).

· Le sommet est atteint dans cette scène de « tonte » des cheveux d’une femme (pour décontamination) dont les pleurs et les cris vous soulèvent le cœur. C’est un peu comme en 1944….

Le danger rôde partout et l’angoisse ou même la peur s’affichent en permanence sur les visages de ces sacrifiés qui semblent aller au travail dans la centrale, un peu comme on allait sans doute dans les tranchées à Verdun : la trouille au ventre, craignant de ne jamais revenir de ce calvaire….

Le tout est bien entendu accompagné d’une musique lugubre à souhaits, et destinée à faire frémir le pauvre spectateur dubitatif. Quant à l’intrigue du « film » (si on peut employer ce mot pour qualifier un scénario qui n’existe pas), elle est totalement décousue et sans intérêt. Je ne parle pas des dialogues, car je ne trouve pas le mot qui convient pour en qualifier le niveau. Par contre, on est admiratif devant a trouvaille qui met un terme à cette crucifixion : le son lugubre d’une sirène qui hurle 7 fois, annonçant ainsi la catastrophe tant attendue….

Finalement, en y réfléchissant bien, il est souhaitable que de tels navets se multiplient car le propos est si outrancier qu’ils discréditent totalement la cause qu’ils veulent défendre. J’en ai eu une preuve en discutant avec une personne de ma connaissance, à la sortie de la salle, et dont je sais qu’elle est plutôt hostile au nucléaire. J’ai été un peu étonné de sa réaction : film excessif et lamentable.

Ceci étant, dans l’échelle de l’ennui, j’ai dépassé la dose !

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