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Importations : l’éolien et le photovoltaïque pire que l’électricité à partir de charbon, de gaz ou de fioul !

NON AU SOLAIRE CHINOIS, OUI AU NUCLÉAIRE FRANÇAIS !

samedi 15 juin 2013, par PH

L’éolien et le photovoltaïque se présentent souvent comme des énergies produites localement qui contribueraient à l’indépendance nationale alors que le nucléaire serait importé, parce qu’il faut importer un peu d’uranium. Cette opinion traduit une méconnaissance des réalités physiques et économiques.

La centrale thermique nucléaire n’est pas l’analogue de la centrale thermique au charbon : le charbon ne produit pas du charbon avec sa gangue. Le nucléaire est aussi supérieur au renouvelable car il peut créer plus de matière fissile qu’il n’en consomme.

Dans tous les cas, il s’agit de faire de l’électricité avec de la matière. Les tenants du photovoltaïque et de l’éolien font de l’électricité fluctuantes avec une certaine quantité de matière importée. Il est possible d’évaluer le coût physique et économique de ces importations sur chaque kilowattheure. En effet, l’Union française de l’électricité qui regroupe des producteurs d’électricité de toutes sortes a publié la part de l’investissement dans les renouvelables :

40% sur l’éolien terrestre car à part Vernet qui occupe une niche, les constructeurs sont surtout allemands ou danois.

20% sur l’éolien marin : si Alstom ou Areva construisent une partie en France, des éléments sont encore importés.

70% sur le photovoltaïque car la moitié de la production mondiale vient d’Asie.

En reportant la part d’importation sur le coût d’investissement étalée dans le temps, on obtient la part d’importation au kWh :

Maintenant, prenons comme référence les centrales thermiques qui produisent une électricité beaucoup plus précieuse, car programmable
Mettre de l’éolien c’est payer plus d’importations que d’utiliser du gaz ou du charbon et toujours de ce point de vue : utiliser du photovoltaïque est pire qu’importer du pétrole.

Nous remarquons donc que ni le photovoltaïque ni l’éolien ne sont compétitifs avec le nucléaire et que ce sont elles, qui sont les vraies énergies importées.

Travaux pratiques, l’Union française de l’électricité a aussi calculé ce que que coûterait la fausse transition énergétique de François Hollande, qui consiste à poursuivre l’éolien et installer 30 GW de photovoltaïque :
0,3 à 0,4% de PIB soit 6 à 8 milliards d’euros par an : une gabegie que nous ne pouvons pas nous payer. Et un manque de vision stratégique, car en investissant 6 à 8 milliards d’euros dans le nucléaire en France, on sortirait du fossile.

Aspect physique

Maintenant observons physiquement ce qui est importé :

- pour une centrale au charbon : environ 200 cm3 par kWh

- pour l’éolien : un mat de 80 mètres de haut et de 4 mètres de diamètre, soit 1000 m3 pour 60 millions de kWh soit 5 cm3 par kWh.

- pour le photovoltaïque individuel, considérons l’onduleur ( 4 litres) pour 40 000 kWh en dix ans : 0,13 cm3 par kWh.

- dans le cas du nucléaire ordinaire, sans surgénérateur : 8000 tonnes d’uranium naturel sont encore importées soit 1000 m3 pour 400 milliards de kWh : 0,0025 cm3 par kWh.

Quelque soit l’aspect physique ou économique : le nucléaire est 10 à 1000 fois moins importé que l’éolien ou le photovoltaïque.


Ce texte a été écrit à partir de coût d’investissements calculés en 2012, depuis les prix du photovoltaïque ont sensiblement baissé. Mais il faut prendre en compte que le photovoltaïque produit beaucoup en été, de sorte que seule une partie de ces kWh sont utiles et se substitue à des importations. Si on considère que seule la moitié des kWh se substitue à une électricité fossile, le coût d’importation du module seul correspond encore à 7 centimes d’euros par kWh. Il ne serait pas étonnant que d’autres parties soient importées, et donc à utilité équivalente, le photovoltaïque reste pire que le fioul lourd.

Messages

  • Bonjour, Merci pour cet article.

    Tout d’abord, juste une remarque : vous ne définissez pas l’abréviation "PV", qui signifie sans doute "photovoltaïque", ai-je raison ? Si oui, une petite correction de l’article devrait être envisagée il me semble :-)

    Une question courte également. Qu’entendez-vous par "EPR non amorti" ?

    Je voulais poser également une autre question. Vous dites en fin d’article que l’on pourrait se passer d’énergie fossile en investissant dans le nucléaire. C’est sans aucun doute vrai en terme de compensation de kWh. Toutefois, il me semblait avoir compris que ce n’était pas possible techniquement. La raison serait que les centrales nucléaires n’ont pas de "montée en charge" assez rapide : elles ne peuvent pas s’adapter à des pics de demande très restreints dans le temps, et il faut impérativement (pour utiliser votre terminologie) programmer la production de ces centrales. En revanche, les centrales à énergie carbonée pourraient répondre (ou répondent, si le fait est avéré) à cette demande. J’aurai tendance à penser que les centrales photovoltaïque et éolienne — à l’instar de leurs cousines les centrales hydrauliques qui ont l’autre avantage de pouvoir être associées à des barrages, soit des stocks d’énergie, ce que les photo-voltaïques et éoliennes ne peuvent pas faire — peuvent plus facilement s’adapter aux fluctuations d’utilisation du réseau électrique.

    Qu’en est-il réellement ? Merci d’avance pour vos éclairages.

    • Merci de votre commentaire,

      - PV est en effet l’abréviation de photovoltaïque

      - Un EPR non amorti est un EPR qui produit de l’électricité pendant qu’on rembourse les emprunts qui ont servis à sa construction, cette période dure environ 20 ans, ensuite, on ne paie que l’usure et les frais de fonctionnement.

      - Le nucléaire actuel peut s’adapter à la demande prévues par des modulations de puissance 10% à 20% par heure (c’est à dire jusqu’à 12 GW/h). le nucléaire actuel peut moduler instantanément sa puissance de 1% soit 0,6 GW. Il serait également possible de moduler la puissance en cogénération on peut diriger la vapeur vers un échangeur de chaleur et ou vers une turbine. Enfin les réacteurs à neutrons rapides pourront s’adapter instantanément à la demande.

      Sans centrales thermiques et sans ces nouveaux réacteurs, c’est ce qui se passait en été, il y a quelques années, le parc nucléaire seul suit une demande prévue par RTE et l’écart à cette demande et les pointes sont gérées par l’hydraulique de barrage (15 GW).

      Mais contrairement à ce que vous prétendez, il n’y a aucune corrélation entre la demande et la production éolienne ou photovoltaïque, il y a même une corrélation négative. Je vous renvoie aux études d’HUbert Flocard (par exemple : le vent souffle où il veut et quand il veut.) L’éolien et le photovoltaïque à petite dose peuvent en effet être gérés par l’hydraulique de barrage, de temps en temps, on évite de vider le barrage et de temps en temps on est obligé de compenser l’éolien ; mais comme la corrélation est négative : globalement ces sources consomment le stock hydraulique qui sert à réguler le système électrique.

      ça doit faire 10 ans que l’on répète ce discours cohérent : inutile de mettre de l’éolien ou du photovoltaïque, investissons dans une isolation à coût maîtrisée, dans l’aération passive des locaux ou dans les pompes à chaleur.

  • D’où sortez-vous ces chiffres ?
    PV : 70 % d’importation ?
    Bien que la majeure partie des panneaux sont asiatiques, le coût des panneaux PV aujourd’hui représentent moins de 50% d’une installation.

    De plus le coût du kWh applicable aujourd’hui pour des installations sur bâtiment n’est pas de 40c€/kWh mais 16c€/kWh environ pour de installs comprises entre 36 et 100 kWc ; et 30c€/kWh pour les particuliers.

    Merci d’arrêter d’écrire sans cesse des conneries (avec des chiffres sorties d’un chapeau rouge) qui influences pas mal de lecteurs bien naïfs.

    Bien cordialement,

  • Je n’aurais jamais pensé que la part de nucléaire était si faible finalement ! En efet avec ce genre de chiffre ça n’est pas très compétitif !

    Virginie, spécialiste en échelles Alsace

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