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NUCLÉAIRE ET SANTÉ

Radiations et cancers

samedi 14 juillet 2012, par PH

Pour les antinucléaires qui sont pour la plupart des esprits non scientifiques, les radiations provoquent « beaucoup » , « énormément » de cancers.

Quelles radiations et combien ?

Nous sommes tous soumis à la radioactivité de la Terre, il y a 3 grammes d’uranium par mètre cube qui produisent du radon , nous subissons aussi à l’intérieur de notre corps 4000 becquerels du potassium 40 et la même quantité de désintégrations du carbone 14, et en enfin nous subissons le rayonnement cosmique. Les désintégrations nucléaires libèrent des énergies de l’ordre du MeV (méga électronvolt) qui touchent les électrons de cœur des atomes, qui aboutissent à créer des radicaux oxydants °O-O-H.

Dans le rayonnement cosmique, il y a la partie bien connue du rayonnement visible et utraviolet. Ce rayonnement moins énergétique (3 électronvolts pour le violet) , touche les électrons externes des atomes. ce rayonnement n’en n’est pas moins dangereux pour notre organisme : il suffit de laisser un morceaux de tissu, une image en plein soleil pendant plusieurs jours pour remarquer expérimentalement la dégradation des objets.

Nous pouvons remarquer que le rayonnement solaire ou nucléaire aboutissent tous deux à une modification chimique de la matière. Une radiation nucléaire pouvant donc provoquer plus de réactions chimiques, on n’est ramené à une approche quantitative. [1]

Comme nous l’avons dit, notre corps subit 8000 désintégrations radioactives de l’ordre du MeV , un corps humain exposé au soleil reçoit de l’ordre de 10 puissance 20 radiations (photons UV) dont une partie ont des effets chimiques. Pour les rayonnements qui ont une énergie de l’ordre de celle des rayonnements radioactifs (rayonnements ionisants) ont utilise le sievert et sa sous unité le millisievert (mSv) pour mesurer la dose de rayonnement reçue.

Combien de cancers

L’industrie nucléaire en France n’a jamais provoqué d’irradiation aiguë, pour estimer les risques de cancers, il faut donc faire un travail statistique. Ce que sont visiblement incapables de faire les journalistes et les antinucléaires. Comme nous l’avons noté ici ce travail a été fait par le corps médical, non seulement sur les survivants de Hiroshima et Nagasaki, mais aussi sur les radiologues, les travailleurs du nucléaire, les lapons de Nouvelle Zemble, etc...

Leur conclusion est que risque apparaît à partir de 100 mSv c’est à dire par exemple pour 100 000 désintégrations du césium 137 ingéré .

Après cette métanalyse de l’Académie des Sciences et de l’Académie de Médecine, est parue en 2011 ,la thèse Metz-Flamant. On a suivi pendant 28 ans en moyenne, [2] 36 769 agents du CEA, dont 20 000 ont été exposés à une dose moyenne cumulée de 21,7 mSv. En particulier, chaque année entre 1960 et 1984, environ une centaine de travailleurs reçurent entre 20 mSv et 50 mSv. Si on considère qu’il y a eu aussi 15 000 mineurs d’uranium et qu’il y a 20 000 personnes entretenant des centrales, on a donc un suivi dans la durée de la moitié des personnes soumises à la radioactivité dans l’industrie et la recherche nucléaire.

Dans cette population, il y a eu 2213 décès par cancers, 1171 peuvent être attribués au tabac. Quel est l’excès de cancers qui peut être attribués aux radiations ? On peut dire que les radiations sont responsables de 15 décès sur 36 par cancers de la plèvre et de 15 cancers par mélanome sur 39 cas. Globalement Il y a moins de leucémies que dans une population qui n’aurait pas été exposée mais le risque de leucémies croît au-dessus de 20 mSv/an.

Sur cette cohorte sans prendre en compte un déficit de cancers dû à l’hormésis, on peut estimer qu’une cinquantaine de cancers sont dus aux radiations, le bilan net serait plus proche de la trentaine.


Quels sont les risques relatifs ?

Pour un individu du groupe, le risque d’avoir un cancer en travaillant dans le nucléaire est 20 fois inférieur à celui d’avoir un cancer dû au tabac. Dans la même même cohorte ce risque est également inférieur à celui de mourir d’un accident de la route (1/ 10 000 par an)

Vers le risque zéro

Si on extrapole cette étude à l’ensemble des travailleurs du nucléaires, on peut estimer que, le nombre de décès par cancers serait de l’ordre de la centaine en 28 ans [3] Ce nombre est appelé à baisser, comme on le voit sur graphique , les plus fortes doses ont été reçue dans les années soixante. En 2011, seuls 12 travailleurs ont reçu, une dose supérieure à 20 mSv/an. .

Quelles radiations, constituent un vrai danger

On constate en France se déclare chaque année plus de 80 000 cas de cancers de la peau dus au rayonnement UV du soleil , dont 8000 cas de mélanomes qui provoquent 1000 décès par an.

La priorité de santé publique serait de protéger la population d’une exposition excessive au soleil, aussi bien que l’on protège les travailleurs du nucléaire des rayonnements ionisants.


Voir en ligne : EFFETS SANITAIRES DES FAIBLES DOSES A FAIBLES DEBITS


[1On peut faire remarquer que le milieu médical expose le plus aux rayonnements ionisants ; mais on ne traite ici que le cas des travailleurs de l’Atome qui reçoivent les plus fortes doses et qui bénéficient d’un suivi.

[236 ans au maximum,

[3En comparaison, Il a plusieurs milliers de cancers professionnels par an dans les autres industries.

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